Soigner, étudier, sensibiliser… le travail des centres de conservation

Les parcs nationaux et les réserves de faune sauvage sont les endroits les plus emblématiques et les plus visités des amateurs de safari et de nature : on y voit s’ébattre en toute liberté les animaux dans leur environnement naturel. Non seulement le spectacle est beau, mais c’est également une énorme satisfaction de savoir qu’ils évoluent dans un cadre protégé. Mais dans le domaine de la protection du sauvage, que ce soit en Afrique ou sur le continent asiatique, il ne faut pas oublier l’important travail de conservation et de réhabilitation mené par de nombreux centres. Zoom sur ces structures essentielles et complémentaires aux sanctuaires de nature sauvage que sont les réserves et les parcs.

CENTRES DE CONSERVATION ET DE REHABILITATION DE FAUNE SAUVAGE

Tortue de mer dans un centre de réhabilitation

UN rôle majeur : SOIGNER

L’activité la plus visible d’un centre est celui des soins : il recueille en effet les animaux blessés lors de combats, mutilés par des pièges ou encore empoisonnés. Il prend le relais pour nourrir des bébés qui ont été séparés de leurs parents à cause d’événements climatiques, d’inondations, de feux de forêts, ou encore à cause de braconnage. Le but est de remettre sur pied ces animaux le plus vite possible afin qu’ils retournent dans leur milieu naturel, l’important étant aussi que ces animaux passent le moins de temps possible au contact des humains.

ÉTUDIER

Outre leur effet bienfaiteur sur les individus, les soins sont particulièrement importants pour les espèces en danger d’extinction où il est primordial de maintenir la diversité génétique : chaque animal sauvé est un petit pas vers la survie l’espèce entière.

Les soins promulgués aux animaux sauvages et le temps qu’ils passent dans les centres sont une opportunité de les étudier de manière scientifique. Prélèvement sanguins, mensurations, analyses génétiques, veille sanitaire, les animaux livrent des informations précieuses sur leur espèce qu’il serait très difficile de collecter en milieu naturel.

ÉDUQUER

Les centres peuvent aussi abriter des animaux à l’origine domestiqués pour des fins personnelles (par exemple des félins ou des singes), pour les besoins de l’industrie du cinéma ou encore pour servir de tableau de chasse… Ces animaux ne pourront jamais retourner à l’état sauvage et resteront en captivité toute leur vie.

En revanche, ils seront chouchoutés et accueillis dans les meilleures conditions par les centres de conservation. Ces derniers vont profiter de leur présence et de leur habituation aux humains pour sensibiliser le grand public à la vie sauvage : c’est en voyant de près ces animaux majestueux, en ayant le temps de les contempler que les messages de sensibilisation sont les plus forts et les plus marquants.

AU LAOS, LE CENTRE DE CONSERVATION DES ÉLÉPHANTS

Laos Elephant Conservation Center

UN ANIMAL SYMBOLE

Surnommé le pays du million d’éléphants, le Laos ne recense aujourd’hui plus que 400 éléphants d’Asie, gravement menacés notamment par la disparition de leur habitat. Le Centre de conservation des éléphants, situé dans le Nord-Ouest du pays accueille une trentaine d’individus sur une surface d’un peu plus de 500 hectares de forêt. Domestiqués à l’origine pour les besoins de l’industrie forestière ou du tourisme, ces éléphants peuvent désormais vivre en toute quiétude sur ce territoire adapté à leur appétit… (200 kg de végétaux par jour par éléphant !).

UNE PROBLÉMATIQUE GLOBALE

Le centre veille sur ses protégés et leur progéniture tout en étant très impliqué dans la préservation des éléphants et des forêts tropicales sur le continent asiatique.

Il s’investit dans la réorientation des cornacs et développe en parallèle un projet écotouristique d’éco-volontariat (permettant de passer 5 journées complètes dans le centre).

Voir notre extension éco-volontariat au Laos

EN AFRIQUE DU SUD, LE MOHOLOHOLO WILDLIFE REHABILITATION CENTER

Le

PRENDRE SOIN ET RÉINTRODUIRE

Situé dans l’Est du pays, non loin du parc Kruger, le centre de soin de Moholoholo poursuit de nombreuses actions en faveur de la faune sauvage. Il développe avec succès depuis de nombreuses années un élevage de servals (petits félins) qui a permis la réintroduction d’individus dans des zones où ils avaient complètement disparu.

RECHERCHES ET ÉDUCATION

Le centre de Moholoholo poursuit également des recherches sur les déplacements des léopards ainsi que sur les comportements des vautours qui ont une aire de nourrissage sur le site.

Possédant des structures d’hébergement confortables, Moholoholo propose des expériences d’éco-volontariat et fait également de la sensibilisation auprès du grand public. Chaque jour le centre propose des visites exposant les menaces pesant sur les espèces sauvages et leur milieu, et présente sa démarche de réhabilitation.

EN NAMIBIE, LA RÉSERVE NATURELLE D'OKONJIMA ET LA FONDATION AFRICAT

RECONVERTIR POUR PROTEGER

Née sur le territoire familial d’une ancienne ferme de bétail, la réserve naturelle d’Okonjima a permis de reconvertir l’activité autour de la préservation de la faune sauvage. La réserve et ses 20 000 hectares est un lieu de safari prisé grâce à ses paysages de toute beauté et à la présence d’une faune aussi variée que nombreuse (notamment les félins).

LA FONDATION AFRICAT

La réserve accueille en son sein la fondation AfriCat dont l’objet est entièrement dédié à la préservation des félins et tout particulièrement des léopards, dont la population en Namibie a été fortement réduite en raison des menaces pesant sur leur habitat naturel mais aussi des conflits avec les humains, du commerce illégal, de la chasse. Les léopards, très difficiles à observer, ont un mode de vie mystérieux encore largement incompris. Plusieurs d’entre eux sont suivis et étudiés après avoir été soignés par AfriCat puis relâchés. 

Les grands félins qui ne peuvent être relâchés dans la réserve vivent de manière permanente au centre, ils deviennent les ambassadeurs de leurs homologues sauvages pour mener des actions d’éducation et de sensibilisation auprès des enfants qui n’ont pas l’occasion de les voir dans la nature.

La fondation collabore avec des chercheurs et scientifiques et les autorités de conservation. Elle gère également des projets de recherche sur les hyènes brunes et les pangolins, animaux majeurs pour la biodiversité.

Si vous souhaitez intégrer la visite d’un centre de conservation de la faune sauvage ou un programme d’éco-volontariat à votre programme de safari sur-mesure en Afrique du Sud ou en Namibie, faites-en nous part ! Dans de nombreux autres pays, l’équivalent aux 3 centres présentés plus haut existent. Si cet aspect de préservation de la faune sauvage vous intéresse, parlons-en !

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